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Julien Rancoule alias Tibabouk, directeur artistique à Toulouse


Originaire et amoureux du sud de la Réunion, Julien promène son âme d’artiste à travers la France. A 27 ans, il vend ses services sous le nom de la[bwat]a ! créations pour différents clients : agences de presse, magazines, sociétés et associations humanitaires. Son travail le place tantôt comme photographe, cadreur, maquettiste, illustrateur ou régisseur de spectacle. « Je signe en général Tibabouk, confie-t-il, car comme les babouks je me promène partout avec un sac à dos de corde dans lequel j’ai l’essentiel pour vivre comme pour travailler ».


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Julien Rancoule
Paris, Février 2009. Crédit photo : Célia Pinton

D’où êtes-vous à la Réunion ?

J’ai grandi au Tampon, entre une mère enseignante, un grand père géomètre et une grand mère institutrice, sans oublier oncles et tantes, frères et soeur de tous bords, dans une famille multi-reconstituée à l’image de cette fin de millénaire, du moins je suppose. Issu de la "middle-class", nous n’avions pas trop d’argent mais ma mère s’est toujours dévouée pour que nous puissions ouvrir nos horizons le plus possible.

Vous gardez de très forts souvenirs d’enfance.

De Terrain Fleury au Bras Creux, déménageant souvent, je garde un souvenir impérissable des images et couleurs du volcan, de Langevin et de Grand Anse où nous randonnions presque tous les weekends, c’est d’ailleurs ma palette favorite. Par ailleurs la marche m’aide à réfléchir, je remercie la topographie réunionnaise pour m’avoir rendu assez endurant de ce côté là, pour les jours où il faut donner le meilleur de soi-même. C’est au théâtre Luc Donat et à la médiathèque de Saint-Pierre que j’ai découvert le vaste univers de la création, une porte s’y est ouverte qui ne s’est jamais refermée. Kabars, Opéras, One-man-show, théâtre, chanson, et la double séance du cinéma du Tampon, voler des bibasses ou des letchis, construire des cabanes dans les ravines… c’est la meilleure formation que j’aurais pu avoir pour le métier que je fais aujourd’hui.

Dans quelles conditions avez-vous été amené à quitter l’île ?

A 16 ans, à l’âge où nos parents sont tous des cons, et les gens en général, enfermés dans leurs bulles vues depuis la propre bulle de mon adolescence, j’ai eu l’occasion de partir finir mon lycée en France. J’ai vite déchanté, la terre promise découverte ici n’avait rien de l’image de cafés littéraires, de la jeunesse engagée et subversive, de la terre des droits de l’homme que j’avais pensé effleurer plus jeune en vacances ou dans les livres d’histoire de ma mère. En fait, j’y ai trouvé un pays dévasté par un assistanat et un attentisme encore plus prononcés que celui que je reprochais à l’époque à la Réunion, rongé par une xénophobie inavouée mais persistante, et une politique bien plus sournoise que la caricature à la Don Camillo que l’intelligentsia locale singeait, je m’en rend compte aujourd’hui, avec un humour certain.

Et pourtant vous êtes resté.

Ayant affiné mon jugement, j’y suis quand même demeuré les dix dernières années. J’y ai passé un Bac scientifique, suivi d’études d’informatique plus par curiosité que par conviction, alternant petits boulots et travaux graphiques au noir pour me faire la main, avant de boucler des études d’art contemporain avant la fin desquelles j’étais déjà déclaré freelance et commençais la vie d’artiste. Nécessité oblige, j’étais père à 20 ans d’une délicieuse petite Kaniki qui ensoleille ma vie.

La Réunion reste très présente dans votre vie.

Certaines rencontres ont été décisives, et m’ont aidé à renouer avec la Réunion. Avec la littérature d’Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau tout d’abord, qui m’ont lancé sur les traces de mon identité créole, puis avec celle de Carpanin Marimoutou, avec l’artiste-editeur André Robèr et ses éditions K’A également. A travers lui, j’ai redécouvert les plasticiens de la galerie Art’senik de Sophy Rotbar à Saint Leu, et je n’ai cessé depuis d’affirmer cette identité qui m’avait poussé à partir.

C’est probablement l’arrachement premier, celui du départ, qui a induit en moi cette habitude du changement, cet amour de l’imprévu, ce refus de l’immobilisme. J’en ai besoin, je le cherche et le provoque.

Quels objets de la Réunion avez-vous apporté dans vos valises ?

Au départ très peu de choses m’ont suivi. Un vieux djembé malgache en palissandre d’un ami du Bras Creux, un livre des gravures de Philippe Turpin et ses arbres-mondes microscopiques. Par la suite, je n’ai cessé de compenser l’absence de l’île, ses couleurs et ses saveurs en m’entourant de toutes sortes d’images. Aujourd’hui encore, les cartes marines de l’océan indien recouvrent tous les murs de ma maison, parfois alternées d’une photo ancienne de la Grande Chaloupe ou d’une vieille case, des affiches de la marque Pardon ou de mes propres croquis.

Quels objets vous ont suivi ?

Je me souviens avoir trimballé des années un bertel et un chapeau de gramoun, que je disposais dans le cadre comme une signature sur toutes mes premières séries de photos, parfois dans les endroits ou les positions les plus incongrus, un peu comme les gouzous de Jace. Je l’ai perdu depuis sur un tournage mouvementé dans les Pyrénées, mais je porte toujours un chapeau, en référence.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Je vis actuellement à Toulouse, ville que j’affectionne pour son ouverture d’esprit et sa vie cosmopolite. C’est par ailleurs plus pratique quand on voyage à tout bout de champ pour faire des photos ou travailler sur des films, quoique paradoxalement je sois assez casanier. Somme toute, cette ville me rappelle un peu la Réunion.

Quels sont vos projets ?

Je rentrerai à la Réunion aussi souvent que possible, me ressourcer, partager mes expériences, y créer de nouvelles choses plus proches de moi et de mon histoire. Cependant je ne suis pas fixé sur le fait d’y vivre à nouveau de manière permanente, peut-être m’y sentirai-je étriqué à nouveau, à moins que j’y gagne assez bien ma vie pour pouvoir continuer à errer à la découverte de nouvelles expériences. J’aimerais permettre à ma fille d’apprendre l’humilité devant le spectacle d’une éruption, à braver les vagues de l’Etang Salé, à endurer les merveilles des crêtes du Dimitile, à goûter les joies simples et les saveurs de l’île. Pour l’heure, je tente plutôt de partager cette philosophie réunionnaise particulière avec les équipes que je côtoie, et j’aide autant que possible les jeunes créateurs lorsque j’ai bouclé mon propre lot.

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

A l’époque de ma vie à la Réunion, j’ai eu l’occasion d’aller à Maurice, aux Seychelles ou simplement de naviguer avec un oncle un peu Corto Maltese. Arrivé en France, j’ai sillonné le sud, de la Corse à Bordeaux, entre autres escapades parisiennes. Un adage dit "les voyages forment la jeunesse", je l’aime bien celui ci. Je pense que je dois à cette "formation" la capacité à faire feu de tout bois pour survivre dans le monde qui (ne) nous attend (pas). Aujourd’hui encore plus qu’hier, c’est notre capacité à nous adapter et à apprendre qui nous permet de trouver du travail. Je dis souvent "Les gens ne nous trouvent pas à la page ’artiste’ de l’annuaire, c’est un réseau, à développer et entretenir en permanence, qui nous permet d’exister. Chaque projet est différent, implique des personnes différentes, des outils et du matériel différents. Associer les techniques, les idées, bouger, changer, c’est un sport de combat, une hygiène de vie permanente. En création, les vacances n’existent pas, les weekends n’existent pas. Parfois on ne travaille pas pendant plusieurs mois, parfois on travaille sans pause pendant des jours. Apprendre à gérer cette arythmie, en faire un mode de vie, seule l’expérience le permet, et la mobilité en est la principale source.

En tournage, comment nourrir trente cinq personnes avec trois fois rien en très peu de temps ? un peu de massalé et de siav, sauté de ci, pincée de ça, une marmite à riz familiale bien sûr, et les gens sont heureux. En équipes de travail, comment gérer les conflits, les ego, les personnalités et les religions : calmez-vous les amis, j’ai vu pire ailleurs, écoutez plutôt cette histoire... kriké kraké... c’est comme ça. Tiens d’ailleurs je me demande si je ne vais pas remplacer la case "expérience" de mon cv par "réunionnais", en fait ce serait plus simple, et ça voudrait tout dire. Non, en fait je ne mélange pas identité et travail volontairement, je le fais déjà assez inconsciemment.

ce n’est pas la créolité qui nous intéresse, mais la créolisation, ce processus qui mêle et bouleverse les cultures du monde, par l’expérience de l’autre

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

Ce qui me manque ce sont bien sûr des couleurs (c’est aussi pour ça que je suis créateur d’images), des saveurs (c’est pour ça que je cuisine tous les jours), et des odeurs. Pour ces dernières je redeviens petit garçon, et il n’est pas rare que je m’évade d’une équipe ou d’un rendez-vous parce que j’ai senti un je ne sais quoi qui me rappelle l’odeur de la canne mouillée de rosée sur le chemin de l’école, du bois d’une vieille case ou d’un jasmin.

J’achète le siav par bidons de 3 litres, pas moins, et le riz par paquets de 5 kilos, pas moins. De vieilles habitudes ou un brin de nostalgie. J’ai besoin du son de la nuit réunionnaise aussi, il me repose comme dix nuits partout ailleurs, mais je n’ai pas l’occasion d’y revenir tous les ans. Un ethnologue ou un psychologue vous trouveront probablement pas mal d’explications à tout ça. Pour ma part ce sont des choses simples et quotidiennes, dont je me nourris sans chercher à les expliquer.

Ecouter la musique, parler créole, voir des émissions, prendre des nouvelles, tout cela peut se faire à distance aujourd’hui. Par contre, l’atmosphère réunionnaise, l’axe de son soleil, l’humidité de son air, la forme de son relief, sont autant de paramètres incrustés dans ma chair d’enfant qui la rendent protectrice comme un sein.

Quels ont été les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

Plutot "yab lé o", et travaillant souvent en studio où la lumière des néons n’affecte mon bronzage que les jours de pleine lune, j’avoue que je n’ai pas eu à souffrir de la méfiance française naturelle pour tout ce qui est trop mat. Cela dit, si parfois annoncer son origine réunionnaise peut offrir un certain intérêt social à l’ouverture de la conversation, c’est le plus souvent encore pour devoir passer des heures à démonter des clichés persistants. Mais on trouve des idiots partout, à la Réunion aussi d’ailleurs, qui prétendent tout savoir d’endroits où ils ne sont jamais allés.

A l’heure actuelle, la plupart des gens ne le découvrent qu’en m’entendant parler créole à ma fille. Et si mon origine est la base de ma créativité et de mon esthétique, je préfère ne pas mêler travail et origines. On risquerait de finir avec un vocabulaire que je n’aime pas trop, du genre ethnie, diaspora etc.

Brassens disait "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part". Il ne s’agit là ni de fierté ni d’appartenance à une histoire ou à un peuple, simplement d’un parcours qui me fait tel que je suis, et que je chéris des bonheurs qu’il procure. J’aurais pu en arriver aux mêmes conclusions si j’étais maltais ou vénézuélien, chaque pays a son lot de richesses et de blessures, d’enseignements et de rencontres. La Réunion a la chance d’être à la croisée des mondes, c’est probablement cela qui m’a aidé à m’y faire une place, mais allez expliquer cela à un client ou un employeur, il vous traitera de poète.

Avez-vous des contacts avec des Réunionnais ?

Si je suis parfois heureux de retrouver dans ma ville un ami d’enfance, le seul fait d’être réunionnais ne justifie pas en soi de rester en contact avec des personnes que l’on avait peut être perdu de vue pour de bonnes raisons, d’autres sans raison valable, d’autres encore par couardise ou amour déçu. J’aime avant tout partager et retrouver les gens qui ont à mon sens une "âme créole", celle d’être capable de tout voir et tout faire jusqu’à preuve du contraire. Il y a bien sûr André Robèr, dont je suis la ligne éditoriale des éditions K’A avec délice, mes frères et soeurs (je suis l’aîné) ayant suivi leur propre lot d’aventures, la famille à la Réunion et les nouvelles actions d’Art’senik, mais je retrouve aussi cette philosophie chez André Minvielle, mes colocataires ou encore quelques uns de mes compagnons de tournage.

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

La plupart des gens ne sont pas très doués en géographie, même dans les milieux de la culture. Ils vous placeront la Réunion dans la Caraïbe pour la plupart, et ne comprendront pas que l’on puisse être un département sans nécessairement se sentir "français". Cela dit j’admets moi même demander souvent si une ville est au Nord ou au Sud, mais je progresse, d’ici l’âge de grabataire, j’aurai peut être compris la géographie européenne. Si mon rhum arrangé convainc les irréductibles qu’y mettre du jus de fruit à trois sous est aussi malsain que de mélanger coca et vin, je deviens moins patient avec l’âge et me contente de conseiller quelques lectures choisies ou de faire des cours d’histoire succincts. Lieu vanté à coups de clichés par les publicitaires voyagistes ou les magazines d’amateurs d’exotisme, je les renvoie le plus souvent à leur propre concept d’exotisme en leur expliquant pourquoi la cerise est un fruit fascinant, le Crazy Horse un patrimoine de l’humanité, et le nationalisme une expression du génie suicidaire occidental.

Malgré mon manque de bonne volonté flagrant, certains insistent tout de même pour en savoir plus, signe que la Réunion est probablement réapparue sur les cartes scolaires de la plupart des gens, à moins que ce ne soient les éditeurs qui aient gagné en résolution d’impression. Ou tout simplement est-ce que le monde évolue, et que cet occident si replié sur lui même s’est aperçu que le reste du monde est probablement plus complexe et subtil qu’il n’y paraît.

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X-ray-banana, illustration personnelle, Tibabouk 2009

Vous même, quel est votre regard sur la région où vous vivez et ses habitants ?

J’avais ces dernières années opté pour Perpignan, croyant qu’entre mer et montagne je retrouverais un peu la topographie familière de la Réunion, le soleil et la mixité transfrontalière avec l’Espagne. J’y ai été déçu, professionnellement mais aussi culturellement. Incapable de faire le deuil de sa révolution industrielle manquée et de son histoire politique médiévale, cette région est majoritairement peuplée de découragés et d’insoumis sans lutte. Non pas que j’estime que ce soit une nécessité, mais toute population pour survivre, sinon se développer, doit composer avec les réalités du présent. Si les Réunionnais sont isolés géographiquement, ils ne délaissent pas pour autant leur créativité, et conservent même une certaine insouciance ironique face au reste du monde, de fait, ils ne sont pas si isolés que ça. A Perpignan, j’ai vu une déliquescence sociale et une dépression que je n’avais vue dans aucun pays des Mascareignes, même les plus pauvres.

Et Toulouse où vous habitez maintenant ?

Récemment installé à Toulouse, je trouve dans cette grande ville qui m’a séduite par l’intelligence de sa mixité, celle décrite par les Fabulous Trobadors, un entrain et un dynamisme qui font écho à ma vie réunionnaise. Ici, de petits théâtres en repas de quartier, dans l’humeur des ravines, j’ai trouvé un espace fécond de rencontres et d’aventures. En fait, je pense que Toulouse est une ville profondément créole...

Qu’entendez-vous par là ?

Un jour un type a dit : ce n’est pas la créolité qui nous intéresse, mais la créolisation, ce processus qui mêle et bouleverse les cultures du monde, par l’expérience de l’autre, de l’ailleurs et du mouvement permanent des choses. Ce zambrokal, cette liberté farouche à l’image d’une république anarchiste de la grande époque de la piraterie, cette Libertalia, elle pulse dans le coeur créole et nous place au point de rencontre de notre époque, au fait des turpitudes d’un occident vieillissant contracté sur son histoire, d’une Afrique qu’on a bien tort de résumer si vite, d’une Asie aussi subtile que complexe.

C’est probablement l’arrachement premier, celui du départ pour la France, qui a induit en moi cette habitude du changement, cet amour de l’imprévu, ce refus de l’immobilisme, et au final m’a conduit à choisir ce métier-vie, celui des tournages et des rencontres, des résidences d’artiste et des reportages. C’est parfois source de douleurs ou de reproches, peut être un peu narcissique, mais j’en ai besoin, je le cherche et le provoque.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

Partez ! Car il est important de confronter ce que l’on sait, ce que l’on croit savoir et ce qu’on ne sait pas. Faites vous vos propres opinions, que seule la vraie rencontre, celle de la vie plutôt que celle des livres, des films, de la télé ou d’internet peuvent procurer. Car n’oublions pas qu’elles sont écrites par des gens, et que leurs opinions conditionnent les vôtres. Pensez par vous mêmes, découvrez, apprenez, ne croyez ni à la crise ni à un ailleurs meilleur. C’est pourri partout, il y a de bonnes choses à voir et à faire partout.

Revenez ! Car ce que la Réunion a fait pour vous, elle ne l’a peut être pas fait exprès, et puis d’ailleurs c’est une île et les îles sont, elles ne font pas. Par contre d’autres auront besoin de vous, peut être même qu’ils ne le savent pas encore, mais ce que vous aurez appris à la Réunion combiné à ce que vous aurez appris ailleurs c’est toujours cela de gagné, et quoi de mieux qu’un terrain connu pour le faire mûrir.

Enfin, rappelez vous qu’à la fin de chaque journée on ne s’endort jamais mieux qu’en ayant appris, transmis ou fabriqué quelque chose. Le monde est une jungle, mais on peut y naviguer, s’amarrer ou repartir sans forcément être un prédateur. Sinon ça se saurait, il ne resterait que des prédateurs pour se bouffer la gueule entre eux.

Que pensez-vous du site www.reunionnaisdumonde.com ?

C’est une initiative intéressante, et un site où il fait bon flâner.

Souhaitez-vous faire passer une offre d’emploi ou de stage sur le site ?

En tant qu’indépendant, j’accepte les stagiaires, mais le métier étant assez irrégulier je ne fais pas d’annonce, je préfère gérer la question au cas par cas.

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