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Stéphane Mussard : de Saint-Joseph à Guadalajara au Mexique


« J’ai 28 ans et je viens de Saint-Joseph. Etudiant ingénieur, je suis venu ici pour suivre ma copine qui est Mexicaine. Je profite de l’occasion pour suivre des cours d’espagnol et apporter mon aide à sa famille qui possède un magasin d’uniformes. Je dois bientôt retourner en France pour faire un nouveau passeport car celui que j’ai actuellement arrive à expiration. Je compte me trouver un emploi stable dès mon retour à Guadalajara. »


Que vous apporte l’expérience de la mobilité ?

En partant mon but était de découvrir autre chose et voir plus loin. J’adore voyager et j’aime l’aventure, pour moi il était temps de quitter mon île. Voir d’autres horizons me permet de m’enrichir, d’apprendre des autres, en voyant d’autres cultures et d’autres manières de penser. C’est un échange car de mon côté, j’adore faire part de mes origines multiculturelles et parler des beautés de mon île. Venir de la Réunion est un véritable avantage, c’est là-bas que j’ai appris à vivre parmi différentes cultures. Il n’est pas donné partout de pouvoir comprendre et adopter plusieurs cultures comme cela se fait à la Réunion. J’essaye d’inculquer cette philosophie du « vivre ensemble ».

Quels sont vos projets ?

Je n’ai pas encore de projet très précis pour le moment. Je pense que d’ici quelques temps, je me chercherai un emploi sur Montpellier mais cela n’est pas une certitude. Cela pourrait aussi être à l’étranger. Mon but est de travailler dans le test ou le développement de logiciel. J’aspire également développer une bonne idée dans mon domaine de compétence et de me lancer en tant qu’entrepreneur.

Quels objets de la Réunion avez-vous apporté dans vos valises ?

A l’époque, j’avais emmené quelques objets décoratifs ainsi que des t-shirts. Ce qu’il en reste se trouve encore à Montpellier avec mes amis réunionnais. Je suis souvent fourni par mes parents et mes amis en nourriture réunionnaise tel que piment, saucisse, boucané...

Qu’est-ce qui vous manque de votre île ?

Tout d’abord ce qui me manque c’est d’entendre le créole. Dès que je rencontre un Réunionnais ou que je parle avec mes parents et amis, j’en profite pour parler créole. La nourriture aussi me manque souvent et j’essaie de cuisiner réunionnais dès que j’ai l’occasion. Je profite d’ailleurs pour partager avec les gens qui m’entourent et leur faire découvrir les plats typiques. Ma copine adore les bouchons ! Et puis, il y a aussi tout ce qui concerne la famille, l’ambiance et la mer, malgré les soucis d’attaques requins, surtout que je pratiquais le bodyboard lors de mes derniers moments à la Réunion.

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

Beaucoup de gens en dehors de la France ne connaissent pas l’existence de la Réunion. Ceux qui connaissent la trouvent magnifique et me demandent pourquoi j’ai quitté ce petit coin de paradis. Lorsque je parle du multiculturalisme de mon île, beaucoup de gens sont fascinés. En Métropole, il m’est arrivé de rencontrer des gens qui pensaient que la Réunion est un endroit où les gens vivent à l’état primitif, alors qu’il n’en est rien et que c’est aussi bien développé que n’importe quel département français.

Vous-même quel est votre regard sur la région où vous vivez et ses habitants ?

L’image que le public a souvent du Mexique est celle de la drogue, des armes et des cartels, mais ce n’est pas tout à fait la réalité. J’habite un quartier pas spécialement très sûr, qui est loin d’être touristique. Pourtant, je n’ai pas encore vu d’arme ou de violence au Mexique (le seul endroit où j’ai vu de la drogue jusqu’à présent, c’est dans les rues de Montpellier !

Guadalajara est une ville agréable, où l’on trouve des gens chaleureux et accueillants, pouvant vous apportez leur aide si besoin. Le soir on peut se rendre dans des bars sympathiques, où l’on peut apprécier une bonne bière et déguster des swings. Sinon on a toujours la possibilité de manger des tacos, des hamburgers, des lonches (de la viande en sauce dans un petit pain), des burittas (comme des lonches mais enroulés dans une tortillas au lieu du pain, à ne pas confondre avec les burritos américains), ou encore des hot-dogs. Les gens aiment manger ici, la nourriture est très gouteuse avec beaucoup de sauce.

Les Mexicains sont très portés sur la famille. Et oui, la famille c’est sacrée. Il y a beaucoup d’entraide et de respect, surtout envers les femmes. Elles sont en général chouchoutées et reçoivent beaucoup d’égard de la part des hommes. En dehors des villes, on peut admirer des paysages naturels et pratiquer la randonnée. Certains petits villages sont vraiment très beaux, avec de belles maisons traditionnelles et des routes pavées, on respire le grand air. Le Mexique est pays à visiter bien évidemment. Il y règne une ambiance plus proche de chez moi que de la Métropole.

En tant que réunionnais(e)qu’est ce qui paraît le plus proche / le plus éloigné par rapport à votre île ?

La nourriture se rapproche quelque peu de celle de la Réunion par ses épices et ses plats en sauce. On peut y trouver des ingrédients pour cuisiner des plats réunionnais. J’ai pu ainsi faire partager la cuisine réunionnaise à mes amis mexicains : riz, grain, carry, rougail. Ils se sont régalés, ce qui confirme, à mon sens, des similitudes dans les deux cultures. On peut aussi trouver des denrées identiques, tels que la goyave, le chouchou et le graton.

Le tempérament et l’ambiance sont plutôt chaleureux, comme à la Réunion. La façon de s’habiller détendue des étudiants, dans les salles de cours à l’université de Guadalajara, me rappelle aussi mon île, tout comme le nombre de voitures customisées dans les rues.

Les cultures restent néanmoins assez différentes. Les 15 ans des jeunes filles au Mexique sont un évènement phare qui marquent le début de la vie de femme. Il y a tout d’abord la messe avec un parrain et une marraine désignés pour l’occasion, puis vient la grande fête, où l’on peut admirer les danses de la jeune fille et de ses cavaliers. Avant Noël, des enfants mais aussi quelques adultes viennent chanter chaque soir devant différentes maisons. Il y a ainsi un échange de chant entre les habitants de la maison et des personnes devant la porte. Une autre fête très importante au Mexique est celle du jour des morts, qui est une grande célébration afin d’accueillir l’âme des défunts qui viennent rendre visite à leur famille.

Un long parcours de mobilité !

 Après avoir obtenu mon BTS système électronique au lycée Roland Garros du Tampon, je me suis installé à Toulouse afin de poursuivre mes études en licence professionnelle « Conception et Commande de Système Electriques Embarqués » et en école d’ingénieur spécialité électronique. C’est en alternance que j’ai effectué mon parcours au sein de l’école du CESI. Cela m’a permis de découvrir le monde du développement logiciel qui fut l’une de mes activités dans mon entreprise d’accueil. Je me suis récemment inscrit à une nouvelle formation d’ingénieur au CNAM, formation à distance qui me permet d’avoir une vie professionnelle.

Par ailleurs avant de m’installer à Toulouse, j’avais déjà tenté une expérience ratée en métropole à Strasbourg. Suite à cela j’étais retourné à la Réunion pour faire mon BTS. Je me disais à ce moment-là que je ne pouvais pas rester sur une mauvaise image et j’avais à cœur de retenter l’expérience. Auparavant j’avais déjà effectué quelques voyages, notamment en Métropole dans le cadre de voyages touristiques. Je suis aussi allé au Japon avec ma classe de terminale du lycée Pierre Poivre de Saint-Joseph pendant lequel on a pu faire un petit périple à Kuala Lumpur en Malaisie. J’ai aussi effectué un voyage linguistique à Cape Town en Afrique du Sud. Ces voyages m’ont donné le goût de la découverte et de l’aventure.

 Etant en France, je pouvais vivre une réelle expérience significative en dehors de mon île et cela me permettait de me rapprocher des autres pays d’Europe. J’ai pu ainsi visiter quelques villes en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. J’ai par ailleurs profité de mon exil au Mexique afin de visiter la côte ouest des Etats-Unis et pratiquer l’anglais. Un point important pour obtenir le TOEIC (Test international d’anglais) et valider mon futur diplôme d’ingénieur !

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